mardi 11 décembre 2007
LA MARCELLE.

Comment vous expliquer un tel titre. Disons que dans chaque boîte, se cache quelque part, tapis dans l'ombre La Marcelle. Prête à vous bondir dessus sans que vous puissiez faire quoi que ce soit pour y échapper.
Moi, une Marcelle, j'en ai une. Et je ne sais plus comment faire pour m'en débarasser.
ACTE 1 : L'arrivée de La Marcelle.
On m'annonce qu'une nouvelle collègue a débarqué. Elle fait vieille mais apparemment ne l'ai pas. Bien. Quand j'arrive le soir au boulot, je l'aperçoit. C'est vrai elle à l'air plus vieille que nous (et en plus elle est moche, mais Une Marcelle, sachez-le, est souvent moche) (c'est pas que la nature ne l'ai pas gâté,non, la nature l'a carrément oublié!) (je sais c'est mal de critiquer les gens mais là on parle de La Marcelle). Plus tard dans la soirée, j'ai l'occasion de discuter avec elle. GRAVE ERREUR !
Règle N° 1, attendre qu'une collègue se charge de faire connaissance AVANT vous, histoire de tâter le terrain.
Elle me raconte toute sa vie en long en large et en travers. Je n'ai pas pu en placer une. Je sais qu'elle est fan d'un groupe dont je tairais le nom ( petit indice : Saïgon l'ancienne capitale de l' IN...) , que depuis qu'elle a l'âge de 3 ans elle a un problème nasal qui fait qu'elle renifle constamment (charmant), qu'elle adore les mangas (moi je m'attendais à "Le voyage de Chihiro & co" ahahahaha, non, c'est plutôt Candy), que quand elle a vu ma tasse Kaliméro elle s'est esclaffée "AHHHHHHHH j'adoOore Kaliméro. (j'me disais aussi) Je me souviens de l'épisode blablabla", elle est fan des années 80, lit la bio de Gérard Depardieu, n'a pas 50 ans comme j'osai le penser mais 33 et que sa mère est contente qu'elle vive avec elle (mouais, j'suis sûre que sa mère n' en peut plus oui!). J'essaie de lui échapper en me réfugiant dans ma chambre.
Penser à fermer la porte à clé. La Marcelle reniflante n'a aucunes gênes et s'incruste partout.
Je finis par me coucher (à 22h!) histoire d'avoir un peu la paix.
Fin de l'acte.
ACTE 2 : le retour de La Marcelle.
Faut que je m'y fasse. C'est tout, c'est comme ça. J'encaisse sans broncher les derniers ragots sur Nicolas Sirkis. Sur les détails des 5 (mêmes) concerts de la fan, sur sa soirée qui se profile comme enrichissante intellectuellement car ce soir c'est le soir de "la méthode Cauet" et de l'odeur. Sachez qu'une Marcelle à une odeur bien à elle. Néanmoins cette odeur est facilement identifiable. La Marcelle sent le Poisson Pané (le graillon quoi!). Pour preuve, l'autre soir j'ai ouvert mon mini congélo pour en sortir une boîte de bâtonnet de poisson transgénique. En ouvrant la boîte j'ai eu cette sensation effroyable que la Marcelle se trouvait juste à côté de moi. Mais non, c'était bien le poisson. (et je peux vous dire que c'est pire que le poney!)
Fin de l'acte.
ACTE 3 : Le retour du come-back de la Marcelle.
En acceptant de remplacer une collègue, je me suis dit qu'au moins dans mon malheur (oui je commençais à 12h30 pour ne repartir qu'à 8h le lendemain matin) je n'aurais pas La Marcelle sur le dos.
ERREUR!
Je la vois. Je me dis qu'elle doit être là juste pour la soirée. J'en parle à une collègue qui éclate de rire et m'annonce la bonne nouvelle. La Marcelle travaille avec moi ce soir. Horreur! Malheur! Mais putain qu'est-ce que j'ai fait bon Dieu!
Je prend sur moi et subit toute la soirée. Je n'en peux plus. Ces yeux de taupe morte me hante jusque dans mes rêves. Je prie pour que la semaine prochaine j'ai un peu plus de bol. Allez plus qu'une semaine et je suis en vacances. Priez avec moi mes amis de l'internet. Si elle est avec moi la semaine prochaine je vous punirai sévèrement car je saurai que vous n'avez pas été avec moi (mais contre moi!). Et quand je suis colère, je suis violence!
Bon et vous. Des Marcelles, vous en avez bien une ?
